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/ Le polyomavirus
Le polyomavirus
Le polyomavirus, comme son nom l’indique clairement, est un micro-organisme viral. Ce microbe est amplement répandu chez les espèces aviaires et peut causer beaucoup de dommages, spécialement dans les élevages et les maisons où cohabitent plusieurs oiseaux. Les oisillons sont plus susceptibles de développer la maladie et les conséquences peuvent être désastreuses et aller jusqu’à décimer un élevage au complet.
Ce virus est transmissible à tous les perroquets, mais les plus petites espèces telles que les perruches, les cockatiels et les inséparables y sont particulièrement sensibles. Les symptômes sont variables, pouvant passer de aucun signe clinique (oiseau parfaitement normal), à des tremblements de la tête et du cou, de l’incoordination, un manque d’appétit, des ecchymoses, des saignements dans les plumes, de la perte de poids et parfois même une mort subite. Si un oiseau survit à la maladie, il reste porteur du virus et peut éventuellement le transmettre à d’autres oiseaux. Il est également possible qu’un perroquet soit porteur du virus sans jamais avoir démontré de signe de maladie dans le passé. Il devient alors un risque pour ses congénères, car il peut le transmettre à d’autres oiseaux qui eux pourraient éventuellement développer la maladie.
Il n’existe malheureusement aucun traitement pour cette maladie, outre des traitements de support prodigués en milieu hospitalier : chaleur, gavages, fluidothérapie, antibiotiques, etc.
Un test sanguin est nécessaire pour dépister la maladie, car comme mentionné précédemment, aucun signe clinique n’est typique de cette condition. Le test consiste à rechercher la présence de l’ADN du virus dans le sang de l’oiseau. Si le test est négatif, le vaccin est alors fortement conseillé. Celui-ci doit être administré à deux reprises, à 3 ou 4 semaines d’intervalle, et ensuite une fois l’an pour 7 années consécutives. Au terme de la vaccination, l’oiseau est considéré immunisé. Nous recommandons fortement la vaccination de votre oiseau contre le polyomavirus, en particulier si vous désirez adopter plus d’un perroquet, surtout si vous vous procurez un oisillon. De plus, si la vaccination contre ce virus se généralise, l’incidence de la maladie deviendra de plus en plus faible, et peut-être qu’elle pourra être un jour éradiquée.
Nataly Bayard et Dre Evelyne Joubert
< Le sexage ADN aviaire
Le polyomavirus et son vaccin
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